Les actualités

Les éco-organismes au service de la valorisation des déchets

Des panneaux photovoltaïques aux meubles, en passant par les bateaux de plaisance, les Recycleurs Bretons sont partenaires de nombreux éco-organismes, pour lesquels ils recyclent et valorisent les déchets.
 

En France, le principe de pollueur-payeur se matérialise par l’existence de filières dites à Responsabilité Élargie du Producteur (REP) qui imposent aux fabricants et distributeurs de certains produits de contribuer à la gestion des déchets qui en proviennent.
 
Les éco-organismes sont des structures à but non lucratif auxquelles les producteurs concernés par la REP transfèrent leurs obligations (prévention, collecte, tri, recyclage des déchets…). Ils sont financés par l’éco-contribution versée par le consommateur au moment de l’achat d’un produit concerné.
 
« L’objectif de la Responsabilité Élargie du Producteur est d’économiser les ressources en développant le réemploi, le recyclage et la valorisation des déchets. Il est aussi de décharger les collectivités locales du coût de cette gestion et d’inciter les fabricants à s’engager dans des démarches d’éco-conception », déclare Alice Cren-Larvor, Responsable Commerciale collectivités et éco-organismes au sein des Recycleurs Bretons.
 
Les Recycleurs Bretons sont référencés comme opérateur de nombreux éco-organismes :
 
Valdelia : mobiliers professionnels
Eco-mobilier : mobiliers pour les particuliers et les professionnels
Ecologic : déchets d'équipement électrique et électronique (DEEE)
PV Cycle : panneaux photovoltaïques
Adivalor : déchets de l’agro-fourniture
Association pour une plaisance écoresponsable (APER) : bateaux de plaisance hors d’usage
 
« En tant qu’opérateur de ces éco-organismes, nous devons répondre à des cahiers des charges stricts, tant sur le plan administratif qu’opérationnel. Nous devons assurer la collecte et la traçabilité des déchets dans les délais impartis mais aussi répondre à des objectifs de valorisation. Nous devons opter, par ordre de priorité, pour le réemploi, le recyclage et la valorisation-combustion. L’incinération et l’enfouissement ne viennent qu’en dernier ressort », note Alice Cren-Larvor.
 
Les Recycleurs Bretons recherchent sans cesse de nouvelles solutions pour que les déchets réintègrent le cycle de production. Ils disposent ainsi de plusieurs outils dont des plateformes de broyage de bois et un Centre de Tri Haute Performance, situé à Guipavas (CTHP). Le CTHP permet de séparer les déchets valorisables dans un premier temps puis de produire un Combustible Solide de Récupération (CSR) lorsque le déchet ne peut réintégrer un autre cycle de production. Ce dernier, du fait de son haut potentiel énergétique, constitue un relais aux combustibles fossiles pour nombre d'utilisateurs industriels.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

La Loi AGEC en renfort des filières à Responsabilité Élargie des Producteur

Publiée en 2020, la loi AGEC multiplie le nombre des secteurs d’activité dans lesquels les principes de l’économie circulaire doivent s’appliquer. Un champ d’intervention où les Recycleurs Bretons vont bien entendu répondre présents.

La toute récente loi AGEC, relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, a renforcé le principe du « pollueur-payeur » qui se concrétise, en France, par ce qu’on appelle les filières à Responsabilité Élargie des Producteurs (REP).

Ces filières imposent aux fabricants et distributeurs de certains biens de financer par le biais de l’éco-contribution versée par le consommateur, et d’organiser la gestion des déchets issus des produits en fin de vie. Parmi les filières les plus connues, celles des équipements électriques et électroniques, des meubles et des emballages plastiques.

Concrètement, la loi AGEC crée 4 nouvelles filières REP au premier janvier 2022 qui concernent les jouets, les articles de sport et de loisirs, les articles de bricolage et de jardin ainsi que les produits ou matériaux de construction du bâtiment.

Autant de nouveaux terrains de jeu sur lesquels les Recycleurs Bretons vont se positionner dans les mois qui viennent, une fois les modalités pratiques (décrets) connues et les appels d’offres des éco-organismes publiés.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

3 questions à Arnaud Humbert-Droz (Valdelia) : « Les Recycleurs Bretons jouent la carte de la complémentarité »

Le Président exécutif de l’éco-organisme spécialisé dans la collecte des déchets d'éléments d'ameublement professionnels revient sur près de dix ans de collaboration avec les Recycleurs Bretons et sur les raisons qui le poussent à renforcer les liens avec eux.

Depuis quand collaborez-vous avec les Recycleurs Bretons ?

Nous connaissons les Recycleurs Bretons depuis 2012 et nous travaillons avec eux sur des périmètres de contrats plus ou moins larges en fonction des appels d’offres, le renouvellement de nos contrats se faisant tous les trois ans.

En 2020, ils ont été retenus sur des périmètres élargis car le maillage de leurs points de collecte et de traitement, mais aussi leur outil industriel situé à Brest, constituaient pour nous un véritable atout. Nous devons en effet nous allier à des entreprises multidéchets pour lesquelles nos déchets sont un flux complémentaire.

Quelles autres raisons vous ont poussé à renforcer la collaboration avec les Recycleurs Bretons ?

Un autre de leurs points forts est leur expérience sur le CSR (Combustible Solide de Récupération). Cela nous permet de tester, par rapport à nos produits, un modèle industriel que nous n’avons pas sur tous les départements.

Dans nos contrats, une des logiques est de pouvoir observer des dispositifs de traitement diversifiés pour, lors du contrat suivant, privilégier les typologies de traitement les plus « rentables » en termes de valorisation globale.

Comment voyez-vous les choses à l’avenir ?

Nous voyons des augmentations de tonnages se profiler car nous travaillons dans la même optique. Les commerciaux des Recycleurs Bretons mettent en effet en œuvre des synergies commerciales qui sont un véritable avantage pour nous car ils couvrent des territoires un peu éloignés de nos zones habituelles.

Leur sens du service client nous a par ailleurs fortement séduits. Les Recycleurs Bretons ont toujours travaillé main dans la main avec Valdelia, dans une logique de multi-activités et non dans un esprit de concurrence. Nous travaillons avec eux en synergie positive. Leur surface de contrat est plus grande que par le passé car ils jouent le jeu de la complémentarité.

 
 
 
 
 
 

La collecte des poches à huîtres bat son plein

D’une durée de quatre mois, l’opération de collecte des poches ostréicoles organisée par les Recycleurs Bretons et le Comité Régional de la Conchyliculture Bretagne Sud aura permis de collecter entre 70 et 80 tonnes de déchets. Une réussite sur tous les plans.

C’est en septembre 2019, lors d’un salon, que les Recycleurs Bretons ont entamé une discussion avec le Comité Régional de la Conchyliculture (CRC) Bretagne Sud, situé à Auray. L’idée était alors de monter une opération visant à récupérer les poches à huîtres usagées entreposées au sein des établissements de production.

« Un an plus tard, nous avons travaillé sur les modalités concrètes du projet, afin d’organiser la collecte et le traitement de ces poches ostréicoles. L’opération a démarré en mars 2021. Fin juin, nous devrions avoir collecté entre 70 et 80 tonnes », détaille Nicolas Chinchole, Directeur de l’agence de Lorient des Recycleurs Bretons.

Les ostréiculteurs ont déposé dans une benne leurs vieilles poches (dont certaines dataient des années 1970), sur plusieurs points de collecte préalablement définis. Des collaborateurs des Recycleurs Bretons, présents sur place, ont pu accompagner les professionnels.

Une fois les poches collectées, elles ont été triées, mises en balles et envoyées dans des usines plasturgiques. Là, elles y ont été lavées (pour enlever les restes de limon), broyées à plusieurs reprises puis extrudées. Elles ont fini sous forme de billes depolyéthylène, afin d’être vendues sur le marché international du négoce de matières premières.

« Composées intégralement depolyéthylène, les poches à huîtres sont des candidates idéales pour le recyclage. Leur mono-matière est en effet très recherchée par l’industrie plasturgique », explique Nicolas Chinchole.

Le financement de cette opération a été assuré par 21 communes et quelques communautés de communes du Morbihan. « Nous sommes désormais sollicités par d’autres CRC : Bretagne Nord, Vendée-Atlantique et Charente-Maritime. Et nous réfléchissons à collecter d’autres matières liées à l’ostréiculture dans les années qui viennent », conclut Nicolas Chinchole.

 
 
 
 

Le carton, ce matériau à neuf vies

Fabriqué à partir de matières naturelles, le carton présente aussi l’avantage d’être entièrement recyclable de nombreuses fois. Servant à de multiples sortes d’emballages, il fait l’objet d’une cotation officielle pour son rachat auprès des industriels et entreprises.

En France, la production totale de papiers et de cartons a représenté 7,3 millions de tonnes en 2019. Et si l’on en croit les chiffres officiels de l’industrie du carton ondulé (un carton qui sert pour les emballages), l’activité liée à ce type de carton équivaut à 40 000 emplois directs et indirects, 73 sites de production, pour une production de 2,6 millions de tonnes sur le territoire français en 2020.

La crise sanitaire que nous venons de vivre a engendré une explosion des ventes e-commerce et les cartons d’emballage ont été fortement sollicités. Heureusement, le carton est une matière que l’on peut faire revivre neuf fois. Son taux de recyclage est de 65 % en France. Tous les types de cartons se recyclent, à l'exception des cartons souillés ou trop humides.

« Il existe différents types de cartons. Celui qui a le vent en poupe est l’ondulé. Il existe aussi des cartons gris ou blancs, utilisés pour l’emballage des yaourts par exemple, que l’on appelle "cartonnette" », explique Gérald Mohimont, Responsable Commercial Grand Compte et Valorisation chez les Recycleurs Bretons.

Pour suivre les cours officiels du carton, les Recycleurs Bretons se fondent sur la base de données de la Copacel, l'Union Française des Industries des Cartons, Papiers et Celluloses, qui regroupe les producteurs de pâtes, papiers et cartons. Les prix de rachat chez les clients varient en fonction des indices communiqués par cette base.

 
 

Quand les pompiers forment les salariés à la lutte contre le feu

Tous les deux ans, les pompiers se déplacent sur les sites des Recycleurs Bretons pour enseigner au personnel les premiers gestes de lutte contre les départs d’incendie. Un exercice qui peut être complété par d’autres formations, en fonction des besoins.

Les cinq agences des Recycleurs Bretons sont des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Une ICPE est soumise à de nombreuses réglementations de prévention des risques environnementaux, tels que les incendies par exemple, en raison des matières qui y sont stockées, comme le bois.

Outre les formations au maniement des extincteurs et des RIA (robinets d’incendie armés), des formations spécifiques, en présence des pompiers, sont nécessaires.

« Les sites administratifs ne sont pas concernés. Seuls les sites où des opérateurs interviennent doivent faire l’objet de ces formations particulières. Sur la base du volontariat, le personnel apprend à réagir face à un départ d’incendie. Cela permet, en cas d’incident, de s’attaquer immédiatement au feu naissant en attendant l’arrivée des pompiers », déclare Emmanuel Juteau, Technicien QHSE au sein des Recycleurs Bretons.

Pour acquérir et perfectionner ces « gestes réflexes », des exercices sont organisés tous les deux ans avec les pompiers de la caserne la plus proche du site concerné. Les « soldats du feu » simulent alors des départs d’incendie ou utilisent du matériel (machines à fumée froide, bacs à feu…) pour plonger les participants dans les conditions les plus réelles qui soient.

Ces exercices permettent aussi d’évaluer si des formations complémentaires sont nécessaires. Par exemple, il peut être utile d’approfondir, en fonction des particularités des sites, le maniement de moyens d’extinction plus lourds ou plus spécifiques, tels que des fourgons pompes-tonnes (FPT) ou des canons à eau, et de faire évoluer les formations, les techniques et le matériel.

Ces formations en présence des pompiers sont complétées chaque année par un exercice organisé en interne

 
 
 
 

Recycler les bateaux de plaisance hors d’usage : une filière à part

Afin de valoriser les bateaux en fin de vie, qu’ils soient abandonnés ou non, les Recycleurs Bretons se mobilisent. En partenariat avec l’éco-organisme APER, ils interviennent chaque année sur environ 400 bateaux. Explications :

Le recyclage des bateaux de plaisance hors d’usage (BPHU) nécessite une prise en charge spécifique. Cette opération ne peut en effet être réalisée que sur un site dédié à cette activité, respectant de nombreuses exigences réglementaires en matière de protection de l’environnement.

Les Recycleurs Bretons prennent en charge chaque année environ 400 bateaux de ce type. Leur site de Brest est référencé comme centre de déconstruction par l’Association pour une plaisance écoresponsable (APER) qui, depuis 2019, est l’éco-organisme officiel de la filière des déchets issus des bateaux de plaisance ou de sport (DBPS).

« Les bateaux dont nous assurons la déconstruction viennent à 60 % de particuliers, à 15 % de chantiers navals et à 25 % d’organismes tels que le parc naturel marin d’Iroise ou l’office français de la biodiversité. Récemment, nous sommes intervenus sur les îles de Sein et de Molène, où nous avons récupéré, en tout, une trentaine de bateaux », explique Yvon Ropars, Directeur commercial des Recycleurs Bretons.

Pour qu’un bateau puisse être pris en charge par les Recycleurs Bretons, son propriétaire doit tout d’abord se rendre sur le site de l’APER (www.recyclermonbateau.fr) afin de procéder à quelques formalités administratives. Si le propriétaire n’est pas identifiable (bateau abandonné), une procédure de déchéance de propriété devra préalablement être lancée par l’APER.

Une fois ces formalités remplies, les Recycleurs Bretons sont autorisés à venir chercher le bateau où il se trouve et à le recycler. Toute la matière valorisable sera alors récupérée : inox, ferraille, fonte, bois… La coque en polyester sera, elle, broyée et transformée en CSR (Combustible Solide de Récupération), dont les cimenteries françaises ou les chaudières suédoises ou danoises sont particulièrement friandes.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Un don pour le nouveau semi-rigide de la SNSM

Rester inactif face à la dégradation d’un outil qui sauve des vies au quotidien : impossible ! Les Recycleurs Bretons ont fait un don de 5 000 euros à la SNSM après le vandalisme d’un de leurs semi-rigides.

Lorsque le zodiac de la SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer) de l'île de Molène a été lacéré de coups de cutter, début juillet 2020, les Recycleurs Bretons, par la voix de Pierre Rolland, leur président, ne sont pas restés insensibles à cet acte de malveillance.

Le dirigeant a décidé, au nom de son entreprise, de faire un don de 5 000 euros pour contribuer à l’achat d’un nouveau bateau. Cette action correspond à la volonté de l’entreprise d’agir directement sur le terrain, pour des causes et services indispensables à tous.

« La SNSM représente une cause qui nous tient particulièrement à cœur. Nous sommes basés à Brest, notre activité est directement liée à la mer, surtout pour Navaleo, et nous sommes quelques anciens marins dans la société. Un lien très fort entre les Recycleurs Bretons et la mer existe depuis longtemps », déclare Olivier Lebosquain, Directeur de Navaleo, l’activité de déconstruction navale des Recycleurs Bretons.

Le nouveau semi-rigide s’appelle « Président Lacaze II », en mémoire d’un ancien président de la station. C’est un Zeppelin de 7 m de long par 2,65 m de large, beaucoup plus puissant que l’ancien zodiac. Il fait aujourd’hui la fierté des Sauveteurs en Mer de l’Île Molène.

 
 

90 secondes

Le temps de passage du déchet sur la chaîne du CTHP, de la mise au broyeur à sa sortie en balle de CSR.

 

 
 

A LA UNE

Collecte des déchets : les restaurants de la Route des Pingouins assurent

De Carantec à Brest, en passant par les îles de Molène et d’Ouessant, la Route des Pingouins, composée de 14 gîtes et hôtels restaurants, fait découvrir la côte nord-finistérienne aux amoureux de nature et la gastronomie bretonne aux amateurs de bonnes tables. Ses quatre restaurants font appel aux Recycleurs Bretons pour la collecte de leurs déchets.

La Route des Pingouins est un concept touristique créé par Franck Jaclin qui, après une vie d’entrepreneur dans le secteur de la communication et des nouvelles technologies, a acheté avec son épouse, en 2000, le château de Kergroadez pour y créer un projet collectif. Et pour financer les restaurations du Monument Historique, il a commencé à investir dans des structures d'hébergement touristique, autour de Kergroadez, dans le Nord Finistère. Il possède aujourd’hui un réseau de 14 gîtes et hôtels restaurants.

Ses quatre restaurants sont l’hôtel restaurant de Carantec, dont Nicolas Carro est le chef étoilé, le Belvédère à Brest, avec comme chef Pierre-Emmanuel Durand, le Castel Ac’h à Plouguerneau, dirigé par David Royer, et le Château de Sable à Porspoder, piloté par Anthony Hardy.

Avec les Recycleurs Bretons, ces quatre établissements ont mis en place depuis fin 2019 la collecte des déchets non dangereux (DND), qu’on appelle aussi « déchets en mélange », la collecte du carton et celle du mix recyclable. Le mix recyclable correspond au contenu des poubelles jaunes habituellement collectées chez les particuliers.

Depuis le premier confinement, ces restaurants réalisent leur propre compost. Ils utilisent un déshydrateur pour transformer en substrat les restants d’assiette ou les coupes de légumes en cuisine. Auparavant, ils faisaient également appel aux Recycleurs Bretons pour collecter leurs déchets organiques.

« Nous mettons à disposition de ces restaurants de petits contenants,

adaptés aux volumes collectés dans chaque établissement. Cela va du bac poubelle de 240 litres jusqu’au bac de 1 100 litres. C’est une démarche volontaire de leur part, ils pourraient parfaitement tout mettre à la benne à ordures ménagères, sans effectuer de tri », déclare Yvon Ropars, directeur commercial des Recycleurs Bretons. Un bel exemple de démarche éco-citoyenne et de gestion durable des déchets.

Crédit photo : Gwénaël Saliou

 

COTE EXPERT

Au cœur de la logistique de collecte des déchets

Organiser au quotidien la collecte de différents déchets, en petits contenants, auprès d’une clientèle d’entreprises nécessite une logistique bien rodée que les Recycleurs Bretons maîtrisent parfaitement. Explications.

Quand les bennes à ordures ménagères des Recycleurs Bretons sont en tournée, elles « rendent visite » à 50 ou 60 entreprises différentes dans la journée. Pour la majorité des clients, ces ramassages sont programmés à l’avance mais leur rythme peut varier en fonction de leurs besoins, notamment quand la haute saison touristique impose d’accélérer la cadence. Pour le reste des clients, les camions ne passent que sur appel, quand les bacs sont pleins.

« En termes de logistique, nous disposons de six bennes à ordures ménagères qui tournent chaque jour auprès de notre clientèle de Brest, Caudan et Plouigneau. Ce sont des camions dédiés à un type de déchets par collecte. Un jour, il s‘agit du carton, le lendemain des biodéchets, le surlendemain du tout-venant, et ainsi de suite », détaille Thierry Jourdren, responsable commercial des Recycleurs Bretons, sur le site de Plouigneau.

Le ramassage des biodéchets est un service écologiquement vertueux que les collectivités ne proposent pas. « Lors de notre tournée biodéchets, nous prélevons une centaine de bacs auprès d’EHPAD, de restaurants, y compris la restauration rapide, ce qui représente entre 20 et 25 clients pour le site de Plouigneau. Ces déchets partent ensuite en méthanisation pour produire de l’électricité. Nos clients ont la satisfaction de voir leurs déchets servir à quelque chose », conclut Thierry Jourdren.

 

COTE CLIENT

Quand le recyclage est source d’économies

Dès son arrivée fin 2019 à la tête de l'Hôtel de Carantec, une des étapes de la Route des Pingouins, le chef Nicolas Carro a mis en place l’enlèvement du DND, du mix recyclable et du carton dans son établissement. A la clé : une grande souplesse opérationnelle et des économies.

Reprendre un restaurant et obtenir sa première étoile au guide Michelin seulement quatre mois après, puis recevoir le trophée « Grand de demain » décerné par Gault et Millau, telles sont les prouesses réalisées par Nicolas Carro, arrivé aux commandes de l'Hôtel de Carantec en octobre 2019.

« Quand j’ai repris l’établissement, j’ai directement appelé les Recycleurs Bretons, que l’on m’avait recommandés. Avant, en Alsace, je travaillais déjà avec une société privée. J’ai donc l’habitude de m’autogérer sur la partie ‘déchets’, sans être tributaire de qui que ce soit », déclare Nicolas Carro.

Le chef, d’origine costarmoricaine, met immédiatement en place l’enlèvement du DND, du mix recyclable et du carton. Concernant les biodéchets, il s’équipe d’un déshydrateur pour transformer ses déchets en substrat organique.

Les principaux avantages de cette collecte assurée par les Recycleurs Bretons ? La flexibilité et les économies. « En pleine saison, s’il y a besoin d’un enlèvement supplémentaire, l’entreprise répond toujours présent. C’est le petit plus qui nous donne la souplesse dont nous avons tant besoin. Nous travaillons ensemble, main dans la main », note Nicolas Carro.

Quant aux économies générées, il suffit de comparer la facture des Recycleurs Bretons avec ce que l’établissement payerait s’il faisait appel à la communauté de communes. « Tant que je justifie d’une collecte de mes déchets, je ne suis pas obligé de payer la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Et quand je compare les deux montants, je réalise presque 8 % d’économies en passant par les Recycleurs Bretons, ce qui est loin d’être négligeable », ajoute Nicolas Carro.

Une vraie satisfaction pour cet adepte du recyclage et des démarches zéro déchet qui n’en est pas à sa première initiative. « Par rapport à ce qui se faisait précédemment dans le restaurant, j’ai globalement réduit les déchets par quatre. Il n’y a par exemple plus de polystyrène qui rentre, plus de cageot non plus... J’ai mis en place des consignes de plastique et ma politique d’achat tend vers le zéro déchet. Pour mon produit d’entretien, par exemple, j’achète de grosses poches, plus facilement recyclables, plutôt que des bidons », conclut Nicolas Carro.

Crédit photo : Gwénaël Saliou

 

COLLECTER AUTREMENT

La ferraille, ce matériau 100 % recyclable

Entreprises industrielles, exploitations agricoles, particuliers... La ferraille provient de multiples sources. Les Recycleurs Bretons se mettent en quatre pour la récupérer, quelle que soit sa forme et sa qualité, pour ensuite l’expédier vers des fonderies qui lui donneront une nouvelle vie.

Les Recycleurs Bretons possèdent quatre sites (Lorient, Brest, Crozon et Morlaix) habilités à collecter de la ferraille. Ces sites peuvent également récupérer d’autres métaux comme l’aluminium, le cuivre, le plomb mais aussi les câbles électriques et les batteries...

La collecte de ferraille se fait soit par « camion grappin » qui se déplace à un endroit donné (une exploitation agricole, un site industriel...), soit en apport direct des particuliers ou des professionnels sur nos sites. Nous disposons également de bennes, déposées à l’année chez nos clients (industrie mécanique, agroalimentaire, grandes surfaces...).

Lorsque nous nous déplaçons avec un camion grappin, nous évaluons la quantité et la qualité de la ferraille à récupérer afin de proposer le prix le plus juste. Nous collectons sur des exploitations agricoles, des sites industriels mais aussi chez les particuliers.

Il existe plusieurs types de qualité de ferraille, dont :

  • La ferraille E8 (chutes neuves) : il s’agit de la meilleure qualité de ferraille, de diverses épaisseurs, elle provient le plus souvent de chutes industrielles, comme des squelettes de tôle.
  • La ferraille E1C : De qualité moindre, elle provient de pièces déjà utilisées, notamment dans le secteur agricole (barrières d’enclos, silos, étagères…). Comme pour la ferraille E8, pour être recyclée, elle est cisaillée à dimensions.
  • La ferraille de platinage : il s’agit d’une ferraille légère, contenant d’autres matériaux (machine à laver, ballon d'eau chaude, grillage de clôture, etc). Elle nécessite un passage au broyeur pour séparer les déchets du platin.

60% des volumes collectés sont issus de bennes mises à disposition gratuitement chez nos clients industriels. 30 % correspondent à des collectes ponctuelles réalisées chez nos clients professionnels, particuliers, agriculteurs. Actuellement, les cours de la ferraille étant bien orientés, ces collectes connaissent un certain engouement.

Enfin, 10 % proviennent des opérations de démolition, soit par le biais de nos équipes Navaleo (activité de démolition du Groupe Recycleurs Bretons), soit via des entreprises de démolition avec lesquelles nous travaillons et qui nous permettent de récupérer de grosses structures comme des charpentes métalliques.

Pour lire ce que devient la ferraille une fois collectée, cliquez ici.

 
 
 
 

 

RECYCLER DURABLEMENT

Rien ne se perd, tout se transforme

La ferraille, une fois collectée, est préparée sur nos sites afin de répondre aux exigences des fonderies partenaires en charge de leur recyclage. Les prix d’achat répondent aux lois de l’offre et de la demande, dans un marché fortement mondialisé, très dépendant de l’activité chinoise.

Après les phases de collecte (lire l’article COLLECTER AUTREMENT), les Recycleurs Bretons effectuent, sur leurs sites, un certain nombre d’opérations de séparation des matières et de tri. Il est en effet important que la ferraille ne soit pas mélangée à d’autres matériaux (plastique, bois...) et que sa qualité soit uniforme.

Ensuite, nous effectuons la préparation de la ferraille, c’est-à-dire que nous la conditionnons de telle sorte qu’elle réponde au cahier des charges des fonderies vers lesquelles nous allons l’acheminer. La ferraille doit en effet être compactée et découpée à certaines dimensions avant d’être fondue. Nous utilisons pour cela des presses cisailles dont deux de nos sites sont équipés. La ferraille ainsi débitée à une taille bien précise optimise la consommation d’énergie lors des opérations de recyclage.

La ferraille que les Recycleurs Bretons collectent est aujourd’hui principalement acheminée par bateau, depuis notre ICPE basée au Port de Brest, vers des fonderies françaises comme celles d’Arcelor Mittal (situées à Dunkerque). Cela représente une grande majorité de nos expéditions.

Les métaux sont quant à eux exportés en France, mais aussi, en Belgique, en Espagne, aux Pays-Bas et parfois même à Hong-Kong, via des négociants. Il faut au minimum 20 tonnes pour réaliser des départs de métaux, en camion ou en container.

Les cours sur les métaux sont très spéculatifs. Ils peuvent varier de 30 %, à la hausse ou à la baisse, d’un mois sur l’autre. Ils sont principalement liés au marché turc pour les ferrailles au et marché chinois pour les métaux, véritables locomotives d’achat au niveau mondial. Quand le marché chinois s’enflamme, notamment au niveau de l’activité de construction de bâtiments et de travaux publics (BTP), les prix chez nous s’envolent, et inversement. Cela est aussi valable pour le carton, le bois, etc. Nous sommes aujourd’hui dans un marché mondialisé.

 

 

VALORISER EN TOUTE SECURITE

Ne s’improvise pas recycleur qui veut !

Les sites de collecte et de valorisation des déchets que nous gérons répondent à des exigences règlementaires très strictes, lorsqu’ils sont créés mais aussi quand ils sont exploités.

Les Recycleurs Bretons possèdent 9 sites de collecte et de valorisation des déchets. Ils rentrent tous dans la catégorie des installations classées pour la protection de l'environnement(ICPE).

La raison ? Ils sont susceptibles d’avoir des impacts sur l'environnement (pollution de l'eau, de l'air, des sols...) et de générer des nuisances (incendie, bruit, vibrations...) pour les riverains.

Deux ans en moyenne pour créer un nouveau site

Entre l’achat d’un terrain et le début de l’exploitation d’un nouveau site ICPE, il se passe en moyenne deux ans. La première étape, qui dure au minimum 9 mois, est la constitution du dossier. Il faut tout d’abord réaliser une étude d’impact environnemental et une étude de dangers.

Il faut ensuite décrire toutes les activités qui auront lieu et tous les types de déchets qui seront gérés sur le site, en indiquant les tonnages, les volumes et les superficies pour chacun d’entre eux, ainsi que la puissance des machines (presse cisaille, broyeur à bois...) utilisées. Ce travail débouche sur un dossier comprenant entre 300 et 350 pages, appelé dossier de demande d’autorisation environnementale (DDAE).

Dans certains cas, la création d’un site ICPE peut entraîner une enquête publique d’une durée d’un mois au cours de laquelle les habitants de la commune concernée et des villes environnantes sont invités à s’exprimer.

Vient enfin le dépôt du dossier à la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) qui dépend de la préfecture. Son délai d’instruction est compris entre un an et un an et demi.

Une fois le site en exploitation, il doit respecter de nombreux critères

Une fois que l’arrêté préfectoral est pris, le site peut ouvrir ses portes et démarrer son activité. Mais tout arrêté préfectoral relatif à une installation ICPE comporte un certain nombre de conditions que le site devra respecter tout au long de son existence. Tous les deux ans, par exemple, des exercices incendie sur feu réel doivent être réalisés, en présence des pompiers, afin de vérifier que le personnel sur place peut maîtriser un départ de feu en attendant l’arrivée des pompiers.

Une installation ICPE peut faire l’objet de contrôles par des inspecteurs spécialisés dans les installations classées. Leur but est de vérifier la conformité du fonctionnement de l’installation aux conditions prescrites par l’arrêté préfectoral.

Les formalités concernant un site déjà en activité sont moins longues que pour un nouveau site. Si l’on ajoute un type de déchet ou de traitement, si l’on augmente les tonnages ou volumes entrants, il faut le signaler à la préfecture en déposant ce qu’on appelle un dossier de « porter à connaissance ».

Chaque année, les Recycleurs Bretons consacrent environ 50 000 euros à la surveillance et à la sécurité de leurs sites. Nos collaborateurs sont régulièrement formés pour apporter tout le soin nécessaire à l’exploitation des installations dans le respect des normes et règlementations en vigueur.

 

VALORISER LE TERRITOIRE

L’association « Mimi pour la vie » ferraille contre le cancer pédiatrique

Les Recycleurs Bretons sont partenaires de l’association « Mimi pour la vie » qui, avec une autre association ("Vivre à Plougonven »), a lancé une grande opération de sensibilisation sur le cancer pédiatrique et de collecte de dons visant à aider la recherche dans ce domaine.

L’association « Mimi pour la vie » a été créée par les parents de la petite Maïna qui, à l’âge de dix ans, en octobre 2019, est décédée d’un ostéosarcome (cancer des os), après trois ans d’un combat acharné contre la maladie. « Maïna nous a quittés il y a un an et demi déjà mais elle nous a légué son combat contre la maladie, en sa mémoire et pour tous les autres enfants qui luttent chaque jour contre la maladie. Son souhait le plus cher était que plus aucun enfant ne meure d’un cancer », déclare Catherine Morfoisse, la maman de Maïna, présidente de l’association.

En partenariat avec les Recycleurs Bretons, l’association Mimi pour la vie a organisé trois journées de récupération de ferraille et de métaux auprès du grand public et des entreprises. La première a eu lieu le 6 mars dernier sur la commune de Plougonven (29). La mobilisation a été très forte, permettant de remplir à ras bord trois grosses bennes installées sur place mais aussi de collecter les dons de ferraille de très nombreuses entreprises.

« Quand une entreprise me contacte, je la redirige immédiatement vers les Recycleurs Bretons qui organisent la récupération de la ferraille directement avec elle. Toute la ferraille collectée est ensuite vendue par les Recycleurs Bretons qui nous reversent l’intégralité des ventes réalisées. A Plougonven, cela a représenté pas moins de 2 400 euros », précise Catherine Morfoisse.

 

 

 

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

BBH / Team Esbjerg : quand l’écosystème joue à plein

Lorsque deux équipes de handball s’affrontent, cela peut donner lieu à un match ordinaire, comme il en existe tant. Mais quand il s’agit du BBH et l’équipe danoise « Team Esbjerg », c’est tout un écosystème qui est concerné.

Les Recycleurs Bretons sont partenaire historique du Brest Bretagne Handbal(BBH). Ils sont notamment partenaire « maillot » de coupe d’Europe du BBH. La Champions League a vu s’affronter le 14 mars dernier, pour les huitièmes de finale, le BBH et l’équipe danoise «Team Esbjerg» qui, comme son nom l’indique, vient de la ville d’Esbjerg, située dans l’Ouest du Danemark.

Or, il se trouve qu’une des sociétés partenaires des Recycleurs Bretons, Blue Water Shipping, est originaire d’Esbjerg, tout comme son représentant à Brest, Mogens Nielsen. Blue Water Shipping organise le transport en bateau de nos matières, notamment le bois et le CSR (combustible solide de récupération), depuis Brest vers les pays d’Europe du Nord.

Cette société est partenaire majeur de l’équipe d’Esbjerg. Ainsi, lors de ce match, nous avons obtenu, par le biais du service de communication du BBH, l’autorisation de la Ligue des Champions de diffuser le logo de Blue Water Shipping sur le mur de Led de l’Arena.

Et pour boucler la boucle, il se trouve que Sandra Toft, elle aussi d’origine danoise, est une ancienne joueuse de la Team Esbjerg. Elle a rejoint le BBH au poste de gardienne de but mi-2018 et vient d’annoncer le prolongement de son contrat jusqu’en 2023. Elle évolue également au poste de gardienne de but de l’équipe nationale du Danemark. On se souvient d’ailleurs de son incroyable performance lors du dernier match de poule du Mondial 2019 face à l’équipe de France, son efficacité ayant atteint les 47 % (15 tirs arrêtés sur 32).

Sandra Toft a réalisé, pour les Recycleurs Bretons, une vidéo en début d’année afin de souhaiter une bonne année à la société ARC, notre client danois que Blue Water Shipping livre régulièrement en CSR.

Ce match entre le BBH et la Team Esbjerg a été gagné par le BBH (30 à 27) mais il a surtout été l’occasion de souligner les liens de partenariat qui unissent nos entreprises depuis tant d’années.

 

LE CHIFFRE CLE

 

1 200

C'est le nombre de cuves à fioul entretenues chaque année par Navaléo.

Plus d'infos sur cuveafioul.fr

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Les actualités

Les éco-organismes au service de la valorisation des déchets

Des panneaux photovoltaïques aux meubles, en passant par les bateaux de plaisance, les Recycleurs Bretons sont partenaires de nombreux éco-organismes, pour lesquels ils recyclent et valorisent les déchets.
 

En France, le principe de pollueur-payeur se matérialise par l’existence de filières dites à Responsabilité Élargie du Producteur (REP) qui imposent aux fabricants et distributeurs de certains produits de contribuer à la gestion des déchets qui en proviennent.
 
Les éco-organismes sont des structures à but non lucratif auxquelles les producteurs concernés par la REP transfèrent leurs obligations (prévention, collecte, tri, recyclage des déchets…). Ils sont financés par l’éco-contribution versée par le consommateur au moment de l’achat d’un produit concerné.
 
« L’objectif de la Responsabilité Élargie du Producteur est d’économiser les ressources en développant le réemploi, le recyclage et la valorisation des déchets. Il est aussi de décharger les collectivités locales du coût de cette gestion et d’inciter les fabricants à s’engager dans des démarches d’éco-conception », déclare Alice Cren-Larvor, Responsable Commerciale collectivités et éco-organismes au sein des Recycleurs Bretons.
 
Les Recycleurs Bretons sont référencés comme opérateur de nombreux éco-organismes :
 
Valdelia : mobiliers professionnels
Eco-mobilier : mobiliers pour les particuliers et les professionnels
Ecologic : déchets d'équipement électrique et électronique (DEEE)
PV Cycle : panneaux photovoltaïques
Adivalor : déchets de l’agro-fourniture
Association pour une plaisance écoresponsable (APER) : bateaux de plaisance hors d’usage
 
« En tant qu’opérateur de ces éco-organismes, nous devons répondre à des cahiers des charges stricts, tant sur le plan administratif qu’opérationnel. Nous devons assurer la collecte et la traçabilité des déchets dans les délais impartis mais aussi répondre à des objectifs de valorisation. Nous devons opter, par ordre de priorité, pour le réemploi, le recyclage et la valorisation-combustion. L’incinération et l’enfouissement ne viennent qu’en dernier ressort », note Alice Cren-Larvor.
 
Les Recycleurs Bretons recherchent sans cesse de nouvelles solutions pour que les déchets réintègrent le cycle de production. Ils disposent ainsi de plusieurs outils dont des plateformes de broyage de bois et un Centre de Tri Haute Performance, situé à Guipavas (CTHP). Le CTHP permet de séparer les déchets valorisables dans un premier temps puis de produire un Combustible Solide de Récupération (CSR) lorsque le déchet ne peut réintégrer un autre cycle de production. Ce dernier, du fait de son haut potentiel énergétique, constitue un relais aux combustibles fossiles pour nombre d'utilisateurs industriels.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

La Loi AGEC en renfort des filières à Responsabilité Élargie des Producteur

Publiée en 2020, la loi AGEC multiplie le nombre des secteurs d’activité dans lesquels les principes de l’économie circulaire doivent s’appliquer. Un champ d’intervention où les Recycleurs Bretons vont bien entendu répondre présents.

La toute récente loi AGEC, relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, a renforcé le principe du « pollueur-payeur » qui se concrétise, en France, par ce qu’on appelle les filières à Responsabilité Élargie des Producteurs (REP).

Ces filières imposent aux fabricants et distributeurs de certains biens de financer par le biais de l’éco-contribution versée par le consommateur, et d’organiser la gestion des déchets issus des produits en fin de vie. Parmi les filières les plus connues, celles des équipements électriques et électroniques, des meubles et des emballages plastiques.

Concrètement, la loi AGEC crée 4 nouvelles filières REP au premier janvier 2022 qui concernent les jouets, les articles de sport et de loisirs, les articles de bricolage et de jardin ainsi que les produits ou matériaux de construction du bâtiment.

Autant de nouveaux terrains de jeu sur lesquels les Recycleurs Bretons vont se positionner dans les mois qui viennent, une fois les modalités pratiques (décrets) connues et les appels d’offres des éco-organismes publiés.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

3 questions à Arnaud Humbert-Droz (Valdelia) : « Les Recycleurs Bretons jouent la carte de la complémentarité »

Le Président exécutif de l’éco-organisme spécialisé dans la collecte des déchets d'éléments d'ameublement professionnels revient sur près de dix ans de collaboration avec les Recycleurs Bretons et sur les raisons qui le poussent à renforcer les liens avec eux.

Depuis quand collaborez-vous avec les Recycleurs Bretons ?

Nous connaissons les Recycleurs Bretons depuis 2012 et nous travaillons avec eux sur des périmètres de contrats plus ou moins larges en fonction des appels d’offres, le renouvellement de nos contrats se faisant tous les trois ans.

En 2020, ils ont été retenus sur des périmètres élargis car le maillage de leurs points de collecte et de traitement, mais aussi leur outil industriel situé à Brest, constituaient pour nous un véritable atout. Nous devons en effet nous allier à des entreprises multidéchets pour lesquelles nos déchets sont un flux complémentaire.

Quelles autres raisons vous ont poussé à renforcer la collaboration avec les Recycleurs Bretons ?

Un autre de leurs points forts est leur expérience sur le CSR (Combustible Solide de Récupération). Cela nous permet de tester, par rapport à nos produits, un modèle industriel que nous n’avons pas sur tous les départements.

Dans nos contrats, une des logiques est de pouvoir observer des dispositifs de traitement diversifiés pour, lors du contrat suivant, privilégier les typologies de traitement les plus « rentables » en termes de valorisation globale.

Comment voyez-vous les choses à l’avenir ?

Nous voyons des augmentations de tonnages se profiler car nous travaillons dans la même optique. Les commerciaux des Recycleurs Bretons mettent en effet en œuvre des synergies commerciales qui sont un véritable avantage pour nous car ils couvrent des territoires un peu éloignés de nos zones habituelles.

Leur sens du service client nous a par ailleurs fortement séduits. Les Recycleurs Bretons ont toujours travaillé main dans la main avec Valdelia, dans une logique de multi-activités et non dans un esprit de concurrence. Nous travaillons avec eux en synergie positive. Leur surface de contrat est plus grande que par le passé car ils jouent le jeu de la complémentarité.

 
 
 
 
 
 

La collecte des poches à huîtres bat son plein

D’une durée de quatre mois, l’opération de collecte des poches ostréicoles organisée par les Recycleurs Bretons et le Comité Régional de la Conchyliculture Bretagne Sud aura permis de collecter entre 70 et 80 tonnes de déchets. Une réussite sur tous les plans.

C’est en septembre 2019, lors d’un salon, que les Recycleurs Bretons ont entamé une discussion avec le Comité Régional de la Conchyliculture (CRC) Bretagne Sud, situé à Auray. L’idée était alors de monter une opération visant à récupérer les poches à huîtres usagées entreposées au sein des établissements de production.

« Un an plus tard, nous avons travaillé sur les modalités concrètes du projet, afin d’organiser la collecte et le traitement de ces poches ostréicoles. L’opération a démarré en mars 2021. Fin juin, nous devrions avoir collecté entre 70 et 80 tonnes », détaille Nicolas Chinchole, Directeur de l’agence de Lorient des Recycleurs Bretons.

Les ostréiculteurs ont déposé dans une benne leurs vieilles poches (dont certaines dataient des années 1970), sur plusieurs points de collecte préalablement définis. Des collaborateurs des Recycleurs Bretons, présents sur place, ont pu accompagner les professionnels.

Une fois les poches collectées, elles ont été triées, mises en balles et envoyées dans des usines plasturgiques. Là, elles y ont été lavées (pour enlever les restes de limon), broyées à plusieurs reprises puis extrudées. Elles ont fini sous forme de billes depolyéthylène, afin d’être vendues sur le marché international du négoce de matières premières.

« Composées intégralement depolyéthylène, les poches à huîtres sont des candidates idéales pour le recyclage. Leur mono-matière est en effet très recherchée par l’industrie plasturgique », explique Nicolas Chinchole.

Le financement de cette opération a été assuré par 21 communes et quelques communautés de communes du Morbihan. « Nous sommes désormais sollicités par d’autres CRC : Bretagne Nord, Vendée-Atlantique et Charente-Maritime. Et nous réfléchissons à collecter d’autres matières liées à l’ostréiculture dans les années qui viennent », conclut Nicolas Chinchole.

 
 
 
 

Le carton, ce matériau à neuf vies

Fabriqué à partir de matières naturelles, le carton présente aussi l’avantage d’être entièrement recyclable de nombreuses fois. Servant à de multiples sortes d’emballages, il fait l’objet d’une cotation officielle pour son rachat auprès des industriels et entreprises.

En France, la production totale de papiers et de cartons a représenté 7,3 millions de tonnes en 2019. Et si l’on en croit les chiffres officiels de l’industrie du carton ondulé (un carton qui sert pour les emballages), l’activité liée à ce type de carton équivaut à 40 000 emplois directs et indirects, 73 sites de production, pour une production de 2,6 millions de tonnes sur le territoire français en 2020.

La crise sanitaire que nous venons de vivre a engendré une explosion des ventes e-commerce et les cartons d’emballage ont été fortement sollicités. Heureusement, le carton est une matière que l’on peut faire revivre neuf fois. Son taux de recyclage est de 65 % en France. Tous les types de cartons se recyclent, à l'exception des cartons souillés ou trop humides.

« Il existe différents types de cartons. Celui qui a le vent en poupe est l’ondulé. Il existe aussi des cartons gris ou blancs, utilisés pour l’emballage des yaourts par exemple, que l’on appelle "cartonnette" », explique Gérald Mohimont, Responsable Commercial Grand Compte et Valorisation chez les Recycleurs Bretons.

Pour suivre les cours officiels du carton, les Recycleurs Bretons se fondent sur la base de données de la Copacel, l'Union Française des Industries des Cartons, Papiers et Celluloses, qui regroupe les producteurs de pâtes, papiers et cartons. Les prix de rachat chez les clients varient en fonction des indices communiqués par cette base.

 
 

Quand les pompiers forment les salariés à la lutte contre le feu

Tous les deux ans, les pompiers se déplacent sur les sites des Recycleurs Bretons pour enseigner au personnel les premiers gestes de lutte contre les départs d’incendie. Un exercice qui peut être complété par d’autres formations, en fonction des besoins.

Les cinq agences des Recycleurs Bretons sont des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Une ICPE est soumise à de nombreuses réglementations de prévention des risques environnementaux, tels que les incendies par exemple, en raison des matières qui y sont stockées, comme le bois.

Outre les formations au maniement des extincteurs et des RIA (robinets d’incendie armés), des formations spécifiques, en présence des pompiers, sont nécessaires.

« Les sites administratifs ne sont pas concernés. Seuls les sites où des opérateurs interviennent doivent faire l’objet de ces formations particulières. Sur la base du volontariat, le personnel apprend à réagir face à un départ d’incendie. Cela permet, en cas d’incident, de s’attaquer immédiatement au feu naissant en attendant l’arrivée des pompiers », déclare Emmanuel Juteau, Technicien QHSE au sein des Recycleurs Bretons.

Pour acquérir et perfectionner ces « gestes réflexes », des exercices sont organisés tous les deux ans avec les pompiers de la caserne la plus proche du site concerné. Les « soldats du feu » simulent alors des départs d’incendie ou utilisent du matériel (machines à fumée froide, bacs à feu…) pour plonger les participants dans les conditions les plus réelles qui soient.

Ces exercices permettent aussi d’évaluer si des formations complémentaires sont nécessaires. Par exemple, il peut être utile d’approfondir, en fonction des particularités des sites, le maniement de moyens d’extinction plus lourds ou plus spécifiques, tels que des fourgons pompes-tonnes (FPT) ou des canons à eau, et de faire évoluer les formations, les techniques et le matériel.

Ces formations en présence des pompiers sont complétées chaque année par un exercice organisé en interne

 
 
 
 

Recycler les bateaux de plaisance hors d’usage : une filière à part

Afin de valoriser les bateaux en fin de vie, qu’ils soient abandonnés ou non, les Recycleurs Bretons se mobilisent. En partenariat avec l’éco-organisme APER, ils interviennent chaque année sur environ 400 bateaux. Explications :

Le recyclage des bateaux de plaisance hors d’usage (BPHU) nécessite une prise en charge spécifique. Cette opération ne peut en effet être réalisée que sur un site dédié à cette activité, respectant de nombreuses exigences réglementaires en matière de protection de l’environnement.

Les Recycleurs Bretons prennent en charge chaque année environ 400 bateaux de ce type. Leur site de Brest est référencé comme centre de déconstruction par l’Association pour une plaisance écoresponsable (APER) qui, depuis 2019, est l’éco-organisme officiel de la filière des déchets issus des bateaux de plaisance ou de sport (DBPS).

« Les bateaux dont nous assurons la déconstruction viennent à 60 % de particuliers, à 15 % de chantiers navals et à 25 % d’organismes tels que le parc naturel marin d’Iroise ou l’office français de la biodiversité. Récemment, nous sommes intervenus sur les îles de Sein et de Molène, où nous avons récupéré, en tout, une trentaine de bateaux », explique Yvon Ropars, Directeur commercial des Recycleurs Bretons.

Pour qu’un bateau puisse être pris en charge par les Recycleurs Bretons, son propriétaire doit tout d’abord se rendre sur le site de l’APER (www.recyclermonbateau.fr) afin de procéder à quelques formalités administratives. Si le propriétaire n’est pas identifiable (bateau abandonné), une procédure de déchéance de propriété devra préalablement être lancée par l’APER.

Une fois ces formalités remplies, les Recycleurs Bretons sont autorisés à venir chercher le bateau où il se trouve et à le recycler. Toute la matière valorisable sera alors récupérée : inox, ferraille, fonte, bois… La coque en polyester sera, elle, broyée et transformée en CSR (Combustible Solide de Récupération), dont les cimenteries françaises ou les chaudières suédoises ou danoises sont particulièrement friandes.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Un don pour le nouveau semi-rigide de la SNSM

Rester inactif face à la dégradation d’un outil qui sauve des vies au quotidien : impossible ! Les Recycleurs Bretons ont fait un don de 5 000 euros à la SNSM après le vandalisme d’un de leurs semi-rigides.

Lorsque le zodiac de la SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer) de l'île de Molène a été lacéré de coups de cutter, début juillet 2020, les Recycleurs Bretons, par la voix de Pierre Rolland, leur président, ne sont pas restés insensibles à cet acte de malveillance.

Le dirigeant a décidé, au nom de son entreprise, de faire un don de 5 000 euros pour contribuer à l’achat d’un nouveau bateau. Cette action correspond à la volonté de l’entreprise d’agir directement sur le terrain, pour des causes et services indispensables à tous.

« La SNSM représente une cause qui nous tient particulièrement à cœur. Nous sommes basés à Brest, notre activité est directement liée à la mer, surtout pour Navaleo, et nous sommes quelques anciens marins dans la société. Un lien très fort entre les Recycleurs Bretons et la mer existe depuis longtemps », déclare Olivier Lebosquain, Directeur de Navaleo, l’activité de déconstruction navale des Recycleurs Bretons.

Le nouveau semi-rigide s’appelle « Président Lacaze II », en mémoire d’un ancien président de la station. C’est un Zeppelin de 7 m de long par 2,65 m de large, beaucoup plus puissant que l’ancien zodiac. Il fait aujourd’hui la fierté des Sauveteurs en Mer de l’Île Molène.

 
 

90 secondes

Le temps de passage du déchet sur la chaîne du CTHP, de la mise au broyeur à sa sortie en balle de CSR.

 

 
 

A LA UNE

Collecte des déchets : les restaurants de la Route des Pingouins assurent

De Carantec à Brest, en passant par les îles de Molène et d’Ouessant, la Route des Pingouins, composée de 14 gîtes et hôtels restaurants, fait découvrir la côte nord-finistérienne aux amoureux de nature et la gastronomie bretonne aux amateurs de bonnes tables. Ses quatre restaurants font appel aux Recycleurs Bretons pour la collecte de leurs déchets.

La Route des Pingouins est un concept touristique créé par Franck Jaclin qui, après une vie d’entrepreneur dans le secteur de la communication et des nouvelles technologies, a acheté avec son épouse, en 2000, le château de Kergroadez pour y créer un projet collectif. Et pour financer les restaurations du Monument Historique, il a commencé à investir dans des structures d'hébergement touristique, autour de Kergroadez, dans le Nord Finistère. Il possède aujourd’hui un réseau de 14 gîtes et hôtels restaurants.

Ses quatre restaurants sont l’hôtel restaurant de Carantec, dont Nicolas Carro est le chef étoilé, le Belvédère à Brest, avec comme chef Pierre-Emmanuel Durand, le Castel Ac’h à Plouguerneau, dirigé par David Royer, et le Château de Sable à Porspoder, piloté par Anthony Hardy.

Avec les Recycleurs Bretons, ces quatre établissements ont mis en place depuis fin 2019 la collecte des déchets non dangereux (DND), qu’on appelle aussi « déchets en mélange », la collecte du carton et celle du mix recyclable. Le mix recyclable correspond au contenu des poubelles jaunes habituellement collectées chez les particuliers.

Depuis le premier confinement, ces restaurants réalisent leur propre compost. Ils utilisent un déshydrateur pour transformer en substrat les restants d’assiette ou les coupes de légumes en cuisine. Auparavant, ils faisaient également appel aux Recycleurs Bretons pour collecter leurs déchets organiques.

« Nous mettons à disposition de ces restaurants de petits contenants,

adaptés aux volumes collectés dans chaque établissement. Cela va du bac poubelle de 240 litres jusqu’au bac de 1 100 litres. C’est une démarche volontaire de leur part, ils pourraient parfaitement tout mettre à la benne à ordures ménagères, sans effectuer de tri », déclare Yvon Ropars, directeur commercial des Recycleurs Bretons. Un bel exemple de démarche éco-citoyenne et de gestion durable des déchets.

Crédit photo : Gwénaël Saliou

 

COTE EXPERT

Au cœur de la logistique de collecte des déchets

Organiser au quotidien la collecte de différents déchets, en petits contenants, auprès d’une clientèle d’entreprises nécessite une logistique bien rodée que les Recycleurs Bretons maîtrisent parfaitement. Explications.

Quand les bennes à ordures ménagères des Recycleurs Bretons sont en tournée, elles « rendent visite » à 50 ou 60 entreprises différentes dans la journée. Pour la majorité des clients, ces ramassages sont programmés à l’avance mais leur rythme peut varier en fonction de leurs besoins, notamment quand la haute saison touristique impose d’accélérer la cadence. Pour le reste des clients, les camions ne passent que sur appel, quand les bacs sont pleins.

« En termes de logistique, nous disposons de six bennes à ordures ménagères qui tournent chaque jour auprès de notre clientèle de Brest, Caudan et Plouigneau. Ce sont des camions dédiés à un type de déchets par collecte. Un jour, il s‘agit du carton, le lendemain des biodéchets, le surlendemain du tout-venant, et ainsi de suite », détaille Thierry Jourdren, responsable commercial des Recycleurs Bretons, sur le site de Plouigneau.

Le ramassage des biodéchets est un service écologiquement vertueux que les collectivités ne proposent pas. « Lors de notre tournée biodéchets, nous prélevons une centaine de bacs auprès d’EHPAD, de restaurants, y compris la restauration rapide, ce qui représente entre 20 et 25 clients pour le site de Plouigneau. Ces déchets partent ensuite en méthanisation pour produire de l’électricité. Nos clients ont la satisfaction de voir leurs déchets servir à quelque chose », conclut Thierry Jourdren.

 

COTE CLIENT

Quand le recyclage est source d’économies

Dès son arrivée fin 2019 à la tête de l'Hôtel de Carantec, une des étapes de la Route des Pingouins, le chef Nicolas Carro a mis en place l’enlèvement du DND, du mix recyclable et du carton dans son établissement. A la clé : une grande souplesse opérationnelle et des économies.

Reprendre un restaurant et obtenir sa première étoile au guide Michelin seulement quatre mois après, puis recevoir le trophée « Grand de demain » décerné par Gault et Millau, telles sont les prouesses réalisées par Nicolas Carro, arrivé aux commandes de l'Hôtel de Carantec en octobre 2019.

« Quand j’ai repris l’établissement, j’ai directement appelé les Recycleurs Bretons, que l’on m’avait recommandés. Avant, en Alsace, je travaillais déjà avec une société privée. J’ai donc l’habitude de m’autogérer sur la partie ‘déchets’, sans être tributaire de qui que ce soit », déclare Nicolas Carro.

Le chef, d’origine costarmoricaine, met immédiatement en place l’enlèvement du DND, du mix recyclable et du carton. Concernant les biodéchets, il s’équipe d’un déshydrateur pour transformer ses déchets en substrat organique.

Les principaux avantages de cette collecte assurée par les Recycleurs Bretons ? La flexibilité et les économies. « En pleine saison, s’il y a besoin d’un enlèvement supplémentaire, l’entreprise répond toujours présent. C’est le petit plus qui nous donne la souplesse dont nous avons tant besoin. Nous travaillons ensemble, main dans la main », note Nicolas Carro.

Quant aux économies générées, il suffit de comparer la facture des Recycleurs Bretons avec ce que l’établissement payerait s’il faisait appel à la communauté de communes. « Tant que je justifie d’une collecte de mes déchets, je ne suis pas obligé de payer la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Et quand je compare les deux montants, je réalise presque 8 % d’économies en passant par les Recycleurs Bretons, ce qui est loin d’être négligeable », ajoute Nicolas Carro.

Une vraie satisfaction pour cet adepte du recyclage et des démarches zéro déchet qui n’en est pas à sa première initiative. « Par rapport à ce qui se faisait précédemment dans le restaurant, j’ai globalement réduit les déchets par quatre. Il n’y a par exemple plus de polystyrène qui rentre, plus de cageot non plus... J’ai mis en place des consignes de plastique et ma politique d’achat tend vers le zéro déchet. Pour mon produit d’entretien, par exemple, j’achète de grosses poches, plus facilement recyclables, plutôt que des bidons », conclut Nicolas Carro.

Crédit photo : Gwénaël Saliou

 

COLLECTER AUTREMENT

La ferraille, ce matériau 100 % recyclable

Entreprises industrielles, exploitations agricoles, particuliers... La ferraille provient de multiples sources. Les Recycleurs Bretons se mettent en quatre pour la récupérer, quelle que soit sa forme et sa qualité, pour ensuite l’expédier vers des fonderies qui lui donneront une nouvelle vie.

Les Recycleurs Bretons possèdent quatre sites (Lorient, Brest, Crozon et Morlaix) habilités à collecter de la ferraille. Ces sites peuvent également récupérer d’autres métaux comme l’aluminium, le cuivre, le plomb mais aussi les câbles électriques et les batteries...

La collecte de ferraille se fait soit par « camion grappin » qui se déplace à un endroit donné (une exploitation agricole, un site industriel...), soit en apport direct des particuliers ou des professionnels sur nos sites. Nous disposons également de bennes, déposées à l’année chez nos clients (industrie mécanique, agroalimentaire, grandes surfaces...).

Lorsque nous nous déplaçons avec un camion grappin, nous évaluons la quantité et la qualité de la ferraille à récupérer afin de proposer le prix le plus juste. Nous collectons sur des exploitations agricoles, des sites industriels mais aussi chez les particuliers.

Il existe plusieurs types de qualité de ferraille, dont :

  • La ferraille E8 (chutes neuves) : il s’agit de la meilleure qualité de ferraille, de diverses épaisseurs, elle provient le plus souvent de chutes industrielles, comme des squelettes de tôle.
  • La ferraille E1C : De qualité moindre, elle provient de pièces déjà utilisées, notamment dans le secteur agricole (barrières d’enclos, silos, étagères…). Comme pour la ferraille E8, pour être recyclée, elle est cisaillée à dimensions.
  • La ferraille de platinage : il s’agit d’une ferraille légère, contenant d’autres matériaux (machine à laver, ballon d'eau chaude, grillage de clôture, etc). Elle nécessite un passage au broyeur pour séparer les déchets du platin.

60% des volumes collectés sont issus de bennes mises à disposition gratuitement chez nos clients industriels. 30 % correspondent à des collectes ponctuelles réalisées chez nos clients professionnels, particuliers, agriculteurs. Actuellement, les cours de la ferraille étant bien orientés, ces collectes connaissent un certain engouement.

Enfin, 10 % proviennent des opérations de démolition, soit par le biais de nos équipes Navaleo (activité de démolition du Groupe Recycleurs Bretons), soit via des entreprises de démolition avec lesquelles nous travaillons et qui nous permettent de récupérer de grosses structures comme des charpentes métalliques.

Pour lire ce que devient la ferraille une fois collectée, cliquez ici.

 
 
 
 

 

RECYCLER DURABLEMENT

Rien ne se perd, tout se transforme

La ferraille, une fois collectée, est préparée sur nos sites afin de répondre aux exigences des fonderies partenaires en charge de leur recyclage. Les prix d’achat répondent aux lois de l’offre et de la demande, dans un marché fortement mondialisé, très dépendant de l’activité chinoise.

Après les phases de collecte (lire l’article COLLECTER AUTREMENT), les Recycleurs Bretons effectuent, sur leurs sites, un certain nombre d’opérations de séparation des matières et de tri. Il est en effet important que la ferraille ne soit pas mélangée à d’autres matériaux (plastique, bois...) et que sa qualité soit uniforme.

Ensuite, nous effectuons la préparation de la ferraille, c’est-à-dire que nous la conditionnons de telle sorte qu’elle réponde au cahier des charges des fonderies vers lesquelles nous allons l’acheminer. La ferraille doit en effet être compactée et découpée à certaines dimensions avant d’être fondue. Nous utilisons pour cela des presses cisailles dont deux de nos sites sont équipés. La ferraille ainsi débitée à une taille bien précise optimise la consommation d’énergie lors des opérations de recyclage.

La ferraille que les Recycleurs Bretons collectent est aujourd’hui principalement acheminée par bateau, depuis notre ICPE basée au Port de Brest, vers des fonderies françaises comme celles d’Arcelor Mittal (situées à Dunkerque). Cela représente une grande majorité de nos expéditions.

Les métaux sont quant à eux exportés en France, mais aussi, en Belgique, en Espagne, aux Pays-Bas et parfois même à Hong-Kong, via des négociants. Il faut au minimum 20 tonnes pour réaliser des départs de métaux, en camion ou en container.

Les cours sur les métaux sont très spéculatifs. Ils peuvent varier de 30 %, à la hausse ou à la baisse, d’un mois sur l’autre. Ils sont principalement liés au marché turc pour les ferrailles au et marché chinois pour les métaux, véritables locomotives d’achat au niveau mondial. Quand le marché chinois s’enflamme, notamment au niveau de l’activité de construction de bâtiments et de travaux publics (BTP), les prix chez nous s’envolent, et inversement. Cela est aussi valable pour le carton, le bois, etc. Nous sommes aujourd’hui dans un marché mondialisé.

 

 

VALORISER EN TOUTE SECURITE

Ne s’improvise pas recycleur qui veut !

Les sites de collecte et de valorisation des déchets que nous gérons répondent à des exigences règlementaires très strictes, lorsqu’ils sont créés mais aussi quand ils sont exploités.

Les Recycleurs Bretons possèdent 9 sites de collecte et de valorisation des déchets. Ils rentrent tous dans la catégorie des installations classées pour la protection de l'environnement(ICPE).

La raison ? Ils sont susceptibles d’avoir des impacts sur l'environnement (pollution de l'eau, de l'air, des sols...) et de générer des nuisances (incendie, bruit, vibrations...) pour les riverains.

Deux ans en moyenne pour créer un nouveau site

Entre l’achat d’un terrain et le début de l’exploitation d’un nouveau site ICPE, il se passe en moyenne deux ans. La première étape, qui dure au minimum 9 mois, est la constitution du dossier. Il faut tout d’abord réaliser une étude d’impact environnemental et une étude de dangers.

Il faut ensuite décrire toutes les activités qui auront lieu et tous les types de déchets qui seront gérés sur le site, en indiquant les tonnages, les volumes et les superficies pour chacun d’entre eux, ainsi que la puissance des machines (presse cisaille, broyeur à bois...) utilisées. Ce travail débouche sur un dossier comprenant entre 300 et 350 pages, appelé dossier de demande d’autorisation environnementale (DDAE).

Dans certains cas, la création d’un site ICPE peut entraîner une enquête publique d’une durée d’un mois au cours de laquelle les habitants de la commune concernée et des villes environnantes sont invités à s’exprimer.

Vient enfin le dépôt du dossier à la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) qui dépend de la préfecture. Son délai d’instruction est compris entre un an et un an et demi.

Une fois le site en exploitation, il doit respecter de nombreux critères

Une fois que l’arrêté préfectoral est pris, le site peut ouvrir ses portes et démarrer son activité. Mais tout arrêté préfectoral relatif à une installation ICPE comporte un certain nombre de conditions que le site devra respecter tout au long de son existence. Tous les deux ans, par exemple, des exercices incendie sur feu réel doivent être réalisés, en présence des pompiers, afin de vérifier que le personnel sur place peut maîtriser un départ de feu en attendant l’arrivée des pompiers.

Une installation ICPE peut faire l’objet de contrôles par des inspecteurs spécialisés dans les installations classées. Leur but est de vérifier la conformité du fonctionnement de l’installation aux conditions prescrites par l’arrêté préfectoral.

Les formalités concernant un site déjà en activité sont moins longues que pour un nouveau site. Si l’on ajoute un type de déchet ou de traitement, si l’on augmente les tonnages ou volumes entrants, il faut le signaler à la préfecture en déposant ce qu’on appelle un dossier de « porter à connaissance ».

Chaque année, les Recycleurs Bretons consacrent environ 50 000 euros à la surveillance et à la sécurité de leurs sites. Nos collaborateurs sont régulièrement formés pour apporter tout le soin nécessaire à l’exploitation des installations dans le respect des normes et règlementations en vigueur.

 

VALORISER LE TERRITOIRE

L’association « Mimi pour la vie » ferraille contre le cancer pédiatrique

Les Recycleurs Bretons sont partenaires de l’association « Mimi pour la vie » qui, avec une autre association ("Vivre à Plougonven »), a lancé une grande opération de sensibilisation sur le cancer pédiatrique et de collecte de dons visant à aider la recherche dans ce domaine.

L’association « Mimi pour la vie » a été créée par les parents de la petite Maïna qui, à l’âge de dix ans, en octobre 2019, est décédée d’un ostéosarcome (cancer des os), après trois ans d’un combat acharné contre la maladie. « Maïna nous a quittés il y a un an et demi déjà mais elle nous a légué son combat contre la maladie, en sa mémoire et pour tous les autres enfants qui luttent chaque jour contre la maladie. Son souhait le plus cher était que plus aucun enfant ne meure d’un cancer », déclare Catherine Morfoisse, la maman de Maïna, présidente de l’association.

En partenariat avec les Recycleurs Bretons, l’association Mimi pour la vie a organisé trois journées de récupération de ferraille et de métaux auprès du grand public et des entreprises. La première a eu lieu le 6 mars dernier sur la commune de Plougonven (29). La mobilisation a été très forte, permettant de remplir à ras bord trois grosses bennes installées sur place mais aussi de collecter les dons de ferraille de très nombreuses entreprises.

« Quand une entreprise me contacte, je la redirige immédiatement vers les Recycleurs Bretons qui organisent la récupération de la ferraille directement avec elle. Toute la ferraille collectée est ensuite vendue par les Recycleurs Bretons qui nous reversent l’intégralité des ventes réalisées. A Plougonven, cela a représenté pas moins de 2 400 euros », précise Catherine Morfoisse.

 

 

 

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

BBH / Team Esbjerg : quand l’écosystème joue à plein

Lorsque deux équipes de handball s’affrontent, cela peut donner lieu à un match ordinaire, comme il en existe tant. Mais quand il s’agit du BBH et l’équipe danoise « Team Esbjerg », c’est tout un écosystème qui est concerné.

Les Recycleurs Bretons sont partenaire historique du Brest Bretagne Handbal(BBH). Ils sont notamment partenaire « maillot » de coupe d’Europe du BBH. La Champions League a vu s’affronter le 14 mars dernier, pour les huitièmes de finale, le BBH et l’équipe danoise «Team Esbjerg» qui, comme son nom l’indique, vient de la ville d’Esbjerg, située dans l’Ouest du Danemark.

Or, il se trouve qu’une des sociétés partenaires des Recycleurs Bretons, Blue Water Shipping, est originaire d’Esbjerg, tout comme son représentant à Brest, Mogens Nielsen. Blue Water Shipping organise le transport en bateau de nos matières, notamment le bois et le CSR (combustible solide de récupération), depuis Brest vers les pays d’Europe du Nord.

Cette société est partenaire majeur de l’équipe d’Esbjerg. Ainsi, lors de ce match, nous avons obtenu, par le biais du service de communication du BBH, l’autorisation de la Ligue des Champions de diffuser le logo de Blue Water Shipping sur le mur de Led de l’Arena.

Et pour boucler la boucle, il se trouve que Sandra Toft, elle aussi d’origine danoise, est une ancienne joueuse de la Team Esbjerg. Elle a rejoint le BBH au poste de gardienne de but mi-2018 et vient d’annoncer le prolongement de son contrat jusqu’en 2023. Elle évolue également au poste de gardienne de but de l’équipe nationale du Danemark. On se souvient d’ailleurs de son incroyable performance lors du dernier match de poule du Mondial 2019 face à l’équipe de France, son efficacité ayant atteint les 47 % (15 tirs arrêtés sur 32).

Sandra Toft a réalisé, pour les Recycleurs Bretons, une vidéo en début d’année afin de souhaiter une bonne année à la société ARC, notre client danois que Blue Water Shipping livre régulièrement en CSR.

Ce match entre le BBH et la Team Esbjerg a été gagné par le BBH (30 à 27) mais il a surtout été l’occasion de souligner les liens de partenariat qui unissent nos entreprises depuis tant d’années.

 

LE CHIFFRE CLE

 

1 200

C'est le nombre de cuves à fioul entretenues chaque année par Navaléo.

Plus d'infos sur cuveafioul.fr